Le grignotage

Une digestion normale dure entre 4 et 6 heures chez un adulte et entre 3 et 5 heures chez un enfant. Elle se décompose en trois étapes : la (...)

En savoir

La cuisson

La cuisson Quelle est la température idéale pour nos aliments ? Quels modes de cuisson faut il utiliser ? Notre corps a besoin de vitamines, (...)

En savoir

Le régime FODMAPs

Dans les pathologies intestinales, le psyllium est une belle association avec le régime FODMAPs qui a été développé par Sue Shepherd . Les FODMAPs (...)

En savoir

Informez-vous

Les graisses

apport d’acides gras essentiels

On les trouve dans les huiles végétales et de poissons gras.

Cependant, il faut utiliser des huiles de première pression à froid extraites à moins de 40°C et n’ayant pas subi de préchauffage.

Pour un parfait apport en acides gras essentiels, il faut consommer :

- du tartare de poisson gras (deux fois par semaine)
- un mélange de 60% d’huile de colza et 40% d’huile d’olive (deux cuillères à soupe).

les maladies cardio-vasculaires

Le paradoxe français

Les Français ont un pourcentage d’infarctus bien plus faible que les Américains :

- 145 infarctus par an pour 100 000 habitants d’âge moyen en France.
- 315 pour les Américains.
- 80 dans le Sud-Ouest de la France, soit 4 fois moins qu’aux États-Unis.

Pourtant nous mangeons aussi mal qu’eux (en termes de gras), et le Sud-Ouest est la région où l’on « mange le plus gras ». Pire encore, les esquimaux qui ne se nourrissent presque exclusivement que de viande de mammifères et de poissons (400 gr par jour en moyenne), ont un taux très faible de maladies cardiovasculaires.

Les maladies du cœur constituent la 1ère cause de décès aux USA. La grande majorité des statistiques indique que le cholestérol en est le grand responsable.

C’est vers la fin des années 1970 que cette croyance fut mise en évidence, basée principalement sur les études Framingham (ville de l’Etat du Massachussetts).

Pourtant, la moitié des patients ayant subi une crise cardiaque présentent un taux de cholestérol normal.

Le vrai coupable est plutôt l’inflammation des vaisseaux sanguins.

Le cholestérol LDL produit par notre corps n’est pas réellement « mauvais » car il est essentiel à la formation de bonnes membranes et d’autres parties de la cellule, ainsi que de plusieurs hormones dont notre corps a besoin.

Si notre régime alimentaire ne nous en procure pas suffisamment, notre corps se chargera d’en produire.

Les problèmes débutent par les radicaux libres qui oxydent le cholestérol LDL naturel (plus exactement, c’est le transporteur du cholestérol LDL les "APO LIPOPROTÉINES" qui sont oxydées).

Le Dr Daniel STEINBERG soutient dans « New England Journal of Medicine » publié en 1989, qu’une quantité suffisante d’antioxydants prévenait l’oxydation du LDL en mauvais cholestérol.

En 1997, le Dr Marco DIAZ, chercheur, dressa le bilan impressionnant de toutes les études pertinentes publiées dans les journaux médicaux, suite aux conclusions du Dr Daniel STEINBERG.

la nature de la réaction inflammatoire

Le cholestérol LDL n’est pas le seul instigateur de l’inflammation des vaisseaux sanguins.

Une autre cause importante : L’HOMOCYSTEINE.

l’homocystéine

C’est à partir des travaux du Dr Kilmer MC CULLY, pathologiste associé au Massachussetts General Hospital et maître-assistant en pathologie à la faculté de médecine de Harvard, que nous pouvons comprendre le rôle méconnu de l’homocystéine.

En étudiant des enfants de 8 ans morts d’une crise cardiaque (souffrant d’homocystinurie), il découvrit que les dommages infligés aux artères ressemblaient à ceux qu’auraient subis les artères d’un vieillard souffrant d’un endurcissement artériel.

Ces constatations menèrent le Dr Kilmer MC CULLY à se demander si un taux modéré d’homocystéine pendant toute une vie pouvait être responsable d’accidents cardiovasculaires.

la methionine

L’homocystéine est un sous-produit intermédiaire du métabolisme d’un acide aminé essentiel, la « méthionine ».

La méthionine se trouve en grande quantité dans les œufs, le lait, le fromage, la farine blanche, les aliments en conserve et les aliments hautement transformés.

Normalement, notre organisme transforme l’homocystéine en cystéine, ou en méthionine de nouveau.

Les enzymes nécessaires à la décomposition de l’homocystéine en cystéine, ou en méthionine de nouveau, requièrent de l’acidefolique, ainsi que les vitamines B6 et B12.

Si nous accusons une carence de ces nutriments, le taux d’homocystéine augmente.

Une autre cause importante : La suralimentation.

L’ingestion régulière d’une quantité de nourriture supérieure à la ration nécessaire pour l’entretien de l’organisme est néfaste à la santé. La suralimentation chronique prédispose à l’obésité et a des effets métaboliques délétères.

la véritable prévention

Les antioxydants et leurs nutriments de soutien peuvent éliminer, ou tout au moins réduire de beaucoup, toutes les causes d’inflammation artérielle.

- La vitamine E, (noix, noisettes, amandes, huile de tournesol, d’olive, de colza et de soja).
- La vitamine C.
- L’acide alpha-lipoïque (abats, viande de bœuf, épinard, brocolis).
- Le glutathion (produit par le sélénium, B2, niacine, N-acétyl, L cystéine) dont les sources naturelles se trouvent principalement dans les viandes, les poissons et les œufs.
- Les bioflavonoïdes (crudités et huile de pépins de raisin)
- L’acide folique, B6 et B12 (levure, abats, poissons gras).
- Le Coenzyme Q 10 (abats, bœuf, huile de soja, sardines, maquereau)
- La Lutéine et la zéaxanthine (légumes verts à feuilles et feuilles de chou vert).
- Le Zinc (huîtres 20 mg, foie de veau et de porc 8mg, viande rouge 5mg, jaune d’œuf 4 mg, poissons et crustacés 1,5 à 3 mg, fruits secs 2 mg). Le Zinc des protéines végétales est mal absorbé à cause de la présence de phytates.
- Le Sélénium (abats, viande rouge, dinde, porc, fruits de mer, œufs, légumes).
- Les oméga-3 (la chair des poissons gras est riche en EPA - DHA à très longues chaînes), (les huiles de colza, chanvre, lin sont riches en ALA).

En 1990, le Dr Meir STAMPFER, professeur d’épidémiologie et de nutrition à « Harvard School of Public Health », confirma les travaux du Dr MC CULLY.

Le Dr STAMPFER analysa le taux sanguin d’homocystèine de 15 000 médecins.

Il rapporta même qu’une légère hausse du taux d’homocystéine suffisait à établir un lien direct avec un risque accru de développer une maladie de cœur.

En 1995, le Dr Jacob SELHUB déclara également dans le « New England Journal of Medicine », qu’un taux important d’homocystéine dans le plasma sanguin était directement associé à un risque accru de souffrir d’un rétrécissement de la carotide.

De plus, la plupart des patients ayant un taux d’homocystéine élevé affichaient également un faible niveau d’acide folique, ainsi que des vitamines B6 et B12 insuffisantes.

Le projet de l’Action Européenne (The European Concerted Action Project) confirme ces travaux.

taux d’homocysteine santé

L’homocystéine n’offre aucun bienfait pour la santé.

Plus le taux d’homocystéine est élevé, plus le risque de souffrir d’une maladie cardiovasculaire est grand.

Inversement, plus le taux d’homocystéine est faible, et mieux l’on va se porter. Il n’y a pas de seuil plus bas où l’homocystéine devient acceptable. Il faut le maintenir au niveau le plus bas (INFERIEUR à 7 micromoles/litre).

Une méthylation faible est non seulement responsable des taux élevés d’homocystéine, mais elle constitue aussi un des problèmes clés, sous-jacents à certaines maladies dégénératives, particulièrement certains cas de cancers et de maladies d’Alzheimer.